Accovia et Orchestra s'expriment sur le PAC/produit
Un PAC/Produit, qu'en pensent-ils ?
Après le gros effort fourni pour standardiser le catalogue XFT, le comité entame un nouveau chantier : celui du PAC et de ses indissociables notifications. L’objectif ? Travailler à l’amélioration du Price and Availibility Cache actuel pour mieux répondre aux besoins des distributeurs tout en tenant compte du travail des fournisseurs. L’une des solutions proposées dans le cadre des trois comités techniques et fonctionnels, qui ont eu lieu ces derniers mois, a été de créer un PAC par produit. Nous avons demandé à Luc Marinier, Directeur Architecture et Développement de Lexo, le Système de Gestion Back office d’Accovia, à Nicolas Vial, chef de projets technique chez Travelsoft Orchestra, et à l’Association XFT ce qu’ils en pensent.
Le PAC actuel reste indispensable afin de permettre aux distributeurs d’avoir une information le plus à jour possible. Aujourd’hui pourtant, il s’essouffle, même s’il est loin d’être à bout de souffle. "La mise à jour des produits reste encore insuffisante. Et puis le rafraichissement partiel des produits est impossible pour le moment. Nous devrons pourtant finir par réussir à cibler les mises à jour des prix, des disponibilités, des promotions ", commence Luc Marinier, Directeur Architecture et Développement chez Accovia.
L'autre difficulté vient de la taille des fichiers "qui varie énormément d'un fournisseur à l'autre. Même s’il existe des solutions techniques pour traiter de très gros fichiers, ils ne sont pas facilement manipulables : plus la quantité de données est importante, moins le fournisseur peut les rafraîchir fréquemment" , poursuit Nicolas Vial, Chef de projet technique chez Orchestra. "Le PAC souffre aussi d'un problème de flexibilité. Il n'est adapté à tous les types de produits, comme le package dynamique… ", poursuit l’Association XFT
Un vent de nouveauté souffle sur le PAC XFT
Pour toutes ces raisons, l’association devait à ses membres de rajeunir et de raffermir les lignes et contours d’un PAC dont les defauts n’altèrent cependant pas un principe de fonctionnement jugé très efficace. " La mise en œuvre d'un PAC par produit est la solution que nous proposons. Elle ne devrait pas compliquer le travail des fournisseurs puisqu'ils gèrent déjà les produits de manière individuelle. Nous ne remettons pas non plus en question le principe du PAC tel que nous le connaissons. Au contraire, nous allons enrichir et faciliter son usage et son fonctionnement en standardisant son contenu", précise l’Association.
Et puis comme le dit Nicolas Vial : "la notion de catalogue a de moins en moins de sens, aussi bien pour les fournisseurs que pour les distributeurs. D’un point de vue purement fonctionnel, l’important reste donc le produit lui-même, ce qui nous amène logiquement à diviser le PAC par produit. Par contre, le fait que la notion de produit ne soit pas homogène pose encore des problèmes : segmentation été / hiver vs produit unique, produits mono-durée vs multi-durée, etc".
Cependant, pour des membres comme Accovia, le PAC/produit est un bénéfice énorme "cette solution nous éviterait de générer tous les produits des producteurs". En revanche, ce travail ne sera pas exempt de difficultés "le PAC/produit ne résout pas le problème de mise à jour déjà rencontré avec le PAC en vigueur".
Les obstacles à franchir
"Chez Accovia, nous avons une forte attente concernant le rafraîchissement des périodes de validité des produits par exemple". Il fait savoir que "certains distributeurs considèrent le fait de ne plus voir un produit apparaitre dans le PAC comme étant le signe premier de son inactivité. Certains fournisseurs, eux, considèrent qu'il faut une information plus explicite. Ils veulent pouvoir vérifier si l’information est bien passée auprès des fournisseurs", explique l’Association. Du côté d’Orchestra, "ne plus voir un produit apparaitre dans la liste est une raison suffisante pour considérer qu’il n’est plus disponible. Nous pouvons aussi ajouter un statut de type "closed" au produit".
Alors s’assurer que le distributeur a pris connaissance qu’un produit ne doit plus être proposé au client ? Et comment le producteur peut-il savoir que les modifications apportées à tel ou tel produit ont bien été prises en compte par le distributeur ?
Lors du dernier comité, 4 solutions ont été proposées
Compléter l'information initiale
Dans un premier temps, l’association a proposé de compléter la liste des PAC par produit avec un fichier qui contient trois éléments : un lien vers la section par défaut globale, un lien et des informations complémentaires pour chaque produit (la date, le statut, le type de contenu). "Il s’agit en fait d’un index qui permettrait de faciliter l’intégration d’un PAC différentiel, le cas échéant », précise LM. Selon NV. "Un tel fichier est intéressant pour conserver une vision globale de l’offre du fournisseur au sein d’un même fichier. Cependant ce fichier doit rester optionnel et valide par lui-même".
Le ZIP qui rend sceptique ...
Dans un deuxième temps "nous avons pensé créer un ZIP complet contenant la liste des produits et l’ensemble des PAC produits. Cette solution a un avantage important puisqu’ il nécessite de télécharger un seul fichier. C’est mieux que le FTP", précise l’association.
En revanche "côté producteur, rien ne dit que tout les fichiers ont été régénérés, un ZIP peut contenir 100 fichiers dont 90 sont les mêmes que dans le transfert précédent. C’est ici que l’index peut servir à optimiser le travail des distributeurs. Par ailleurs, avec le ZIP on perd une partie de l’intérêt du PAC/Produit puisque le distributeur doit tout récupérer ", précise LM. "Pour des raisons de compatibilité, il est important, du moins dans un premier temps, de conserver une version archive complète du PAC", explique NV.
Les notifications, une solution qui fait débat ...
L’association a également évoqué trois principes de notifications possibles : une notification par le fournisseur (utilisant des services mis à disposition par les distributeurs), une notification par le fournisseur (en publiant un service de type RSS ou ATOM), une notification par le fournisseur (en mettant à disposition des distributeurs un service de notification consommable).
Pour Orchestra "les notifications ne représentent pas une réelle problématique pour le moment. Nous interrogeons les différents FTP des fournisseurs de manière très régulière pour connaître toutes les modifications qui ont lieu. Le système de notification prend tout son sens quand il permet de signaler un changement au niveau de chaque disponibilité d’un produit donné".
Pourtant, selon Accovia, on ne porte pas encore assez d’intérêt à la question des mises à jour ponctuelles "si une spécification était disponible, et que certains fournisseurs implémentaient, les distributeurs finiraient certainement par les utiliser. A la différence d’Orchestra, des distributeurs comme Ecotour sont beaucoup plus ouverts à recevoir des notifications. Et de ce point de vue là, le premier principe de notification proposé n’est pas la meilleure option. Un distributeur pourrait se voir surcharger d’appels de mises à jour. La deuxième option, en revanche, semble la plus appropriée puisqu’elle n’oblige personne à fournir ou consommer les informations".
Le PAC différentiel crée des différends ...
La notion de PAC différentiel, ultime proposition, viendrait éventuellement en complément, mais dans une version plus évoluée du PAC "on conserverait ainsi la notion de PAC par catalogue tout en gardant le PAC complet actuel et on générerait ainsi des PAC différentiels contenant seulement ce qui a changé ", explique l’Association.
Le temps des décisions …
Pour Accovia créer un PAC différentiel reste la solution la plus adéquate "la notion de PAC différentiel nous permettrait de rafraîchir les données relatives aux dates, aux durées, aux périodes. Et puis c’est une alternative aux notifications". Malheureusement, "l’idée est intéressante mais la complexité de sa mise en place ne doit pas être sous-estimée", selon Orchestra. Et, jugée trop compliquée à mettre en place, elle n’a pas été retenue pour la version 1 du PAC.
D’autres solutions on, en revanche, fait l’unanimité. Les membres présents ont validé la proposition de générer un PAC complet par produit. "Chaque produit contiendra sa propre section par défaut afin de permettre un rafraîchissement beaucoup plus fréquent. Nous conservons par ailleurs la section par défaut globale aux produits, comme c’est déjà le cas aujourd’hui", explique l’Association. Pour NV, il faudra "bien veiller à ce que chaque fichier puisse avoir une existence propre, indépendante des autres fichiers".
Elle a également décidé de mettre en place une liste de produits dotés d’informations complémentaires associée à des statuts "cette proposition reste à débattre. La possibilité d'une transaction (de notification) permettant la récupération des modifications éventuelles (Atom) pourrait rendre cette liste redondante, ce qui ne veut pas dire pour autant qu'on la supprimerait ", continue l’association. En effet, certains fournisseurs ont peur que la cohérence entre les fichiers et la liste des produits soit difficile à mettre en place "le fichier pourrait être optionnel. S’il est non existant, le distributeur devra faire lui-même les comparaisons, ou tout recharger", termine LM. Orchestra précise donc qu’ "il faudra bien veiller à la cohérence entre les fichiers et la liste. Ou bien il faudra considérer la liste comme une vision globale optionnelle, en considérant que c’est l’ensemble des PAC/produits qui fait foi".
Et ensuite ?
La troisième session de travail sur le PAC aura lieu sur Skype, le 14 février prochain "il reste encore plusieurs points à clarifier. La réunion aura pour but de valider les solutions proposées et de préciser le contenu du PAC". Pour Orchestra, l’important reste de "définir les informations complémentaires à ajouter dans le PAC, et le niveau de détail à atteindre".
A suivre …
